Silence

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Catégorie Poésie

Tumulte

 

 

TUMULTE

 

 

 

Dans le tumulte qui m'éprouve
Envahissant, enivrant, je le retrouve
Le vide vertigineux me transporte
Le voilà ! mon cœur, mon âme s'emportent

Émotions, sentiments contradictoires
je cherche vite une échappatoire
A ces ondes étourdissantes, véhémentes
Que les gênes et feintes sont étonnantes



Une sublime passion m'accapare
Mon Dieu, exaucez ma prière 
Tous vos signes m'égarent


Apeurée par tant d'Impressions
Lui, erre dans son monde, construit une tombe
Et sa compensation dans l'oblation
M'affole, me révolte, m'incombe

Et je suis peinée de n'y accéder
A cette Taille, à cette Forteresse
Tant d'archers - autant d'adresse-
Repoussent l'intruse sans équité



Dans le néant, je le pourchasse
Mon Dieu, exaucez ma prière
Qu'il me pardonne, de grâce



De verbe, il m'inspire, lui sait me lire
A mon tendre Aimé, je veux tout dire
Se réunir dans un bleu confessionnal
Laissez surgir le désir paradoxal

Ventes joints, lubrifiés de nos suées
Un bien-être absolu et sans pensées
Le temps suspendu. Dans son éternité
Je l'ai rejoint, une fois, une nuitée



Contre son corps, je m'étends
Mon Dieu, Exaucez ma prière
Laissez moi mourir maintenant
.

 

 

 

 

A Patrick                   

28 octobre 1997

 


Posté le 26/02/2007 | 216 consultations | 2 commentaires | Voir et commenter l'article

Prière de la Raison

 

Prière de la raison
(à Mme J.)



Permettez ces tourments, ces opposés
Une partie de mon âme s'en est allée.
Cette extrême déchirure
C'est commettre un parjure
O pardon, je souffre et Vous savez
Ce gouffre béant est Votre Volonté

André, mon enfant, mon premier bébé
Mon petit. En mon sein, je t'ai bercé
Cette fabuleuse intégrité
Cette majestueuse volupté
d'amour infiniment, je suis restée
je ne connaissais pas la Pureté.

Torturez-moi ! Je sais que Vous m'aimez
Testez ma Foi, Vous Vous savez aimé
Je l'ai langé, je l'ai nourri
Je l'ai baigné, il m'a souri
Mon trouble semé par Votre Vérité
Votre clarté devient mon obscurité

Rien de comparable à ce néant
De deuil, de vacuité, je m'éprends.
Mon galopin si fragile
Mon fanfaron si gracile
Je n'ai plus d'enfant, Vous me suicidez
Un long chemin de croix, Vous m'imposez

Ingratitude? ma dévotion reste sincère
Le temps m'injurie, pour Vous si éphémère
Iniquité ? le sort en est jeté
Fatalité ! les cendres au foyer
Ma maisonnée affligée, en désarroi
Malgré moi, j'ignore mes devoirs parfois

C'est ce vide, il me manque tellement !
cette absence qui rage, je lutte contre le vent
Écoutez une maman
Qui pleure Votre enfant
Vous l'avez choisi, Comprenez ma fierté
Vous l'avez repris, c'est Votre Qualité

Kyrielle de passions paradoxales
Entendez ma peine, ma voix sépulcrale
Implore Votre miséricorde
Délivrez-moi de la discorde
J'ai dû m'éloigner de sa sépulture
Plus rien à ajouter à ma torture.

 

 

 

8 novembre 1997       

 

 


Posté le 27/01/2007 | 106 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Les hommes de pouvoirs

 

Les hommes de pouvoirs

 

 

Laissez-moi dans mon abri silencieux

Au creux de mon lit espérer les cieux

Je ne veux pas grandir, être comme eux

Comme les dirigeants, ils sont odieux.

 

Leur ego est très fort et pourtant si bête

Je lutte contre la capture de mon être,

Surprend leurs besoins de dominations.

En notes cruelles luisent les jubilations.

 

Que m'importe vos quêtes,

vous exultez de chimères

Moi, dans une pâquerette,

Toute ma raison se perd

 

Parce que je ne dis jamais mots

ils me brisent en esclavage

Mais dans mes yeux à demi clos

comprennent leurs outrages

 

Ils traduisent mes exaltations

et mes sourires réjouis

Puis me giflent d'humiliations

comme si je les avais trahis

 

Mais je n'ai rien dit, j'étais partie

Je voletais avec les anges, mon ami.

Nous poudrions le monde de grâces

Ouvre ton âme et tu en verras la trace

 

 

 

A mon Directeur  P.H  

6 janv 2007

 


Posté le 26/01/2007 | 111 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Trahison

 

 

 

Trahison

 

 

Un matin qu'une opportunité m'avait été donnée
Dans ma maison, en province, je suis allée
Jubilant à l'avance de nos retrouvailles :
Tendrement humer ses cheveux en bataille.

Aux aurores, je suis arrivée et je les ai trouvé
A demi-nus, hagards, encore ensommeillés
Cet instant fut écrasant ... durant une éternité.
Je ne voyais que la belle ... j'étais hypnotisée

A l'évidence, elle ignorait mon existence
Devant mon silence, a supposé mon indifférence
Et se mit à me livrer ... de jolies confidences

Éberluée par sa naïveté ! j'ai écouté sa gaieté
Mon âme saisie, souffrant une cruelle agonie,
J'ai souri à cet être radieux, admirative, transportée

Jamais ! jamais, je ne comprendrais ma réaction !
Point de cris, de colère, de lutte à cette trahison
Juste, je suis partie ... et notre histoire ainsi s'est finie

 

 

 

 

M. 12/08/06              

A Raymond


Posté le 06/02/2007 | 101 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

La mort est une amie

 

 

 

La mort est une amie conseillère

Pour relativiser nos arrogances

Et s'esclaffer de nos doléances

 

A l'affût telle une panthère

Elle guette nos faiblesses

A nos vacillements se redresse

 

Le temps est sa récréation

Elle expire les renaissances

et inspire nos décadences

 

Nous la nions, nous l'occultons,

Vaquons à maintes frivolités

En gaspillant le temps compté

 

Mais peu importe nos oeillères

Elle tranchera de toute façon

Car devant elle nous marchons

 

Elle est située à un bras derrière nous,

Sur notre gauche, le saviez-vous ?

Aussi proche que peut l'être une amie

 

La mort est une amie conseillère

Écoute-la quand tu te désespères 

Elle dit : « Je ne t'ai pas encore touché »

 

 

 

26/01/2007           

 

 

 


Posté le 26/01/2007 | 103 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

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